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En février 1936, les élections espagnoles sont remportées par la gauche unie dans le Frente populer. En face, la droite se regroupe autour de la Phalange sous l’impulsion du jeune Primo de Rivera. Le 18 juillet de la même armée, le général Franco déclenche un soulèvement militaire qui ouvre la voie à trois années d’une guerre civile atroce.

Dictateurs, la montée des fascismes

MussoliniC’est en Italie, immédiatement après 14-18, que nait la première expérience fasciste. En 1919, Mussolini, ancien militant socialiste, crée des faisceaux italiens de combat qui recourent une violence systématique. De son côté, Hitler organise le parti nazi après son putsch manqué de 1923

39-45, la tragédie

Les survivants de 14-18 avaient juré que la Grande Guerre serait la «der des ders». Vingt ans plus tard, le 1er septembre 1939, Hitler déchaine un nouveau conflit européen, puis mondial, qui s’achèvera près de six ans plus tard. Trois cassettes de 55 minutes retracent les grandes étapes de cet événement.

Budapest, le communisme des chars

Après Yalta et la fin de la Seconde Guerre mondiale, le régime communiste installé en Hongrie déclenche une vague profonde de mécontentement. L’insurrection du 23 octobre 1956 devient un des grands jours du siècle.

De Gaulle, la France dans le monde

De GaulleLe 18 juin 1940, en plain désastre militaire français et persuade que le gouvernement de Pétain va demander l’armistice, le général De Gaulle rejette catégoriquement l’idée de la capitulation et appelle la résistance. Il proclame que la France a perdu une bataille mais pas la guerre. Histoire d’une légende. D’autres documents ont été réalisés autour de la personnalité du général De Gaulle. L’un chez Scherzo, « Légende et vérité», qui traite de la vision des Américains propos du personnage, ainsi que quatre autres chez GCR, «Français, Si vous saviez» (en trois K7) et « De Gaulle, le verbe et l’image», qui sont, eux, des portraits ultra-complets de la personnalité d’un des plus grands hommes de l’histoire du XXe siècle.

La guerre d’Algérie

1954. Après 124 ans de présence française sur ses terres, l’Algérie réclame son droit à l’indépendance. Guerre fratricide, guerre civile ou simplement de libération, personne n’ose employer de qualificatifs pour en parler. Le conflit dure et s’enlise pourtant pendant près de huit ans. Toute l’histoire du peuple algérien depuis 1830 jusqu’au referendum d’autodétermination de 1962 est passée au peigne fin. Des accords de Genève à l’OAS en passant par l’arrivée du général De Gaulle et l’influence du FLN, toutes les pièces du dossier sont pour la première fois réunies en un seul document.

De Nuremberg à Nuremberg

NurembergA la demande de nombreux téléspectateurs, Antenne 2 s’est associée aux Editions Montparnasse pour sortir les deux parties du documentaire consacré aux années noires du nazisme en Europe. Trois heures d’images d’archives rarissimes traitent de l’histoire mondiale entre 1935 et 1946 par thème : la montée du nazisme, le renoncement des grandes puissances face à Hitler, la guerre et les conquêtes de l’Allemagne, la bataille de El Alamein, la campagne de Russie, le débarquement en Afrique du Nord et en Normandie, la conférence de Yalta, Hiroshima, le procès de Nuremberg et les camps de la mort. Deux livrets sont fournis avec les cassettes et développent les images du film.

20
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Depuis une centaine d’année, des hommes de relaient pour filmer les évènements qui secouent sans cesse la planète. Certains d’ entre eux sont même mort pour immortaliser sur pellicule un moment d’actualité d’une répercutions historique parfois incertaine. Comme la littérature, l’image et à fortiori la vidéo, permettent de transmettre les joies et les souffrances de toute une époque, de génération en génération. Si certains ouvrages (encyclopédie, mémoires, romans…) font revivre des moments extraordinaires qui appartiennent à l’histoire ancienne l’image permet, elle, de l’imagination collective en simple vision brute et parfois tragique des évènements.

Cette image est aujourd’hui disponible à domicile grâce à la vidéo. Quelques éditeurs se consacrent à l’ édition de documents historique retraçant certains conflit au XXe siècles. Aux moments où les évènements du Golf nous rappellent combien l’équilibre de la paix mondiale est fragile, il est intéressant de se pencher sur ces montages souvent passionnants qui font figure de véritable témoignage. Vision 7, distribué en France par Film office, est le premier éditeur à avoir lancé des documents historique en cassettes. Il est aujourd’hui à la tête d’une collection de douze programmes intitulés Les chocs du siècle.

GaumontChacun dure environ 55 minute et retrace ,autour d’ une date-clé du XXe siècle, l’ histoire d’un évènement, d’ une nation, d’une guerre ou d’ un homme, les causes et les effets d’ un dossier brûlant .Quelques documents sont plus particulièrement consacrés à des conflits armées intervenu depuis 1914 ; Les deux premiers volumes(« 14-18 » et « 39-45 »), coproduits par le ministère français de la Défense(ECPA) ont été diffusé par les chaînes publiques en1984 et 1985. Des centaines d’ heures de projection ont permis au réalisateur d’ effectuer un travail minutieux à l’ aide des archives fourni par Gaumont. Leur succès fut tel que des cassettes vidéo en vue le jours dès 1986 .Fin 1989 ,on comptait près de 200 000 cassettes vendues dans le monde, dont plus d’un quart pour France. Depuis quelques programme à valeur historico-culturelle ont vu le jour. Film office a sorti récemment un pack de deux cassettes consacrées aux évènements tragiques d’Algérie, Schrezo propose des portrait de De Gaulle, Roosevelt et Staline, mais aussi un document exceptionnel sur le débarquement américain en 1944, tourné en couleur. Les édition Montparnasse éditent le film réalisé, juste avant sa mort, par Frédéric Rossif pour Antenne 2, « de Nuremberg à Nuremberg ». En attendant l’ édition en vidéo de « Nuit et brouillard », le documentaire choc d’ Alain Resnais, vous pourrez ranger , sans mal toutes ces cassettes dédiées à la mémoire du XXe siècle aux côtés de vos meilleurs recueils historique de référence…

14-18 la grande guerre

première guerre mondiale
La première guerre mondiale éclate le 2 août 1914 et entraîne successivement l’Allemagne. La Russie, la France et la Grande Bretagne dans le conflit. Pendant quatre ans, elle oppose non seulement les grandes puissances et les alliés en Europe, mais également le Japon puis les Etats Unis.

12
jan

De tous temps, l’homme opprime n’a qu’un but : se libérer du joug infernal par tous les moyens. Des lors, il entre en clandestinité et s’organise. René Clément tourne, an 1944, dans d’invraisemblables conditions, « La bataille du rail » mi-documentaire, mi-fiction sur le rôle déterminant des cheminots dans Ia Résistance : passage de fugitifs, de courrier, de tracts, envoi de renseignements, opérations de sabotage. Ce film reçoit, en 1946 au Festival de Cannes, le Grand prix international de la mise en scène. « L’armée des ombres», avec Simone Signoret, Lino Ventura et Paul Meurisse, raconte sans fioritures cette guerre souterraine aussi périlleuse que l’autre. La miss en scène ascétique de Jean-Pierre Melville va droit l’essentiel et magnifie les sans-grades et les anonymes qui ont tant fait pour la liberté.

ResistanceDans le même registre, «La ligne de démarcation », réalisé par Claude Chabrol en 1966 d’après un récit du colonel Rémy, relate les faits et gestes quotidiens d’un village du Jura an 1941. Une rivière sert de «frontière » entre la zone libre et la zone occupée. Les passeurs qui aident certains Français à la franchir deviennent de véritables héros sans le vouloir. Il est vrai que c’est dans ces situations extrêmes, comme celles que procurent la guerre, que l’homme se révèle. Dans «Lacombe Lucien» (1974), Louis Malle et son scénariste Patrick Modiano analysent cliniquement la façon dont un être ordinaire devient sans le vouloir un collaborateur de l’ennemi. Et quand il comprend ses erreurs, il est trop tard. La manipulation est valable d’ailleurs dans les deux sens. Dans le registre comique, «La grande vadrouille» raconte comment Stanislas Lefort, un chef d’orchestre, et Augustin Bouvier, un peintre en bâtiment, se trouvent amenés à cacher deux aviateurs anglais. Rien ne les prédisposait un tel acte de bravoure, et les voila résistants malgré eux. Il en va de même pour «Papy fait de la Résistance», de Jean-Marie Poiret un gigantesque pied de nez a l’absurdité de la guerre. Mais il en est qui, du fond de leur âme, ont la vocation de la grandeur et de l’héroïsme. Avec Jean Moulin, le colonel Rémy, Anne Frank fait partie de cette race à part, en lutte permanente contre tous les fascismes. Son histoire exemplaire appartient à l’Histoire. George Stevens l’adapte au cinéma en 1959 sous le titre «Le journal d’Anne Frank». A côté de ces héros, la vie pour les humbles continue, avec le souci de survivre, surtout grâce au marché noir, comme Claude Autant-Lara le montre dans «La traversée de Paris» (1956). Les délateurs sont nombreux, surtout contre les juifs, partout fustiges, trahis, traques. Et quand ils sont pris, comme pour les résistants, c’est l’enfer.

Fernandel Malgré les assertions séniles d’une poignée d’imbéciles, les camps de concentration, aussi appelés camps de la mort, ont bel et bien existe. Des films comme «Stalag 17 », de Billy Wilder, «Les culottes rouges », d’Alex Joffe, «Kapo», de Gilles Pontecorvo, ou « La 25e heure», d’Henri Verneuil, nous ont montré l’horreur au quotidien dans ces parcs barbares, hymnes dantesques à la cruauté des hommes. Par bonheur, l’incarcération radicale prédispose les mieux entreprenants à se tirer rapidement d’un univers clos. Steve McQueen s’arrache avec douleur d’un camp et réussit « La grande évasion », tandis que Fernandel fait le «trou» normand dans «La vache et le prisonnier». La réalité se fait jour, atroce et singulièrement dérisoire, an 1944. «Paris brule-t-il?», s’exclamait René Clément, sur un scénario de Francis Ford Coppola, en évoquant, en superproduction, la libération de notre capitale, tandis que deux grands metteurs en scène, Charlie Chaplin et Ernst Lubitsch, se moquaient du conflit avec une grâce aérienne dans « Le dictateur» et «To be or not be». La guerre est finie? Le conflit dans le Pacifique Eh non, hélas, elle continue. La débâcle allemande en Europe, la désillusion italienne (qui volt fort heureusement ses Chemises brunes, aigre symbole du fascisme, s’effondrer sur la pierre), libère nos contrées. Cependant nos alliés américains n’en ont pas fini avec la guerre. La Germanie et nos voisins transalpins avaient, des 1941, signe un pacte tripartite avec le Japon, qui s’apprêtait à entrer en guerre contre les USA. Si Mervin Le Roy, an 1944, exalte l’amitié sino-américaine dans «Trente secondes sur Tokyo», Richard Fleischer raconte avec force et exactitude la célèbre attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre de la même armée, dans «Tom! Tora! Tora ! », produit par Darryl Zanuck en 1970. Beaucoup de réalisateurs ont traité cette méchante guerre, Raoul Walsh, an 1945, dans «Aventures en Birmanie», avec Errol Flynn; David Lean dans le célébrissime «Pont de la rivière Kwal», avec David Niven, an 1957; Edward Dmytryk, en 1954, dans «Ouragan sur le Caine», avec Humphrey Bogart; l’Anglais John Boorman et son «Duel dans le Pacifique » (1969), avec Lee Marvin et Toshiro Mifune; Nagisa Oshima avec « Furyo», an 1983, ou beau coup plus récemment, Steven Spielberg avec «L’empire du soleil», en 1987. Ce conflit s’achève le 6 ao0t 1945, où vers midi le bombardier « Eno la gay » !argue sur Hiroshima une bombe atomique. Han : 100 000 victimes, dont certaines agonisent encore aujourd’hui…

Si cette mesure, ô combien radicale, à surement empêche depuis une nouvelle guerre mondiale, celle de 39-45 laisse dans toutes les bouches un goût acre et putride. Si aucune nation ne reste l’abri d’une pulsion meurtrière, nous sommes tous impliqués, sinon responsables des agressions et violences qu’à notre niveau, nous provoquons. Et cela, «Tant qu’il y aura des hommes»…