30
mar

Les cassettes, qu’elles soient en format audio ou vidéo sont de véritables conservateurs de nos souvenirs, des moments inoubliables que nous avons vécus, des valeurs que nous avons eues autrefois, de nos personnalités d’antan, elles sont aujourd’hui devenues une espèce en voie de disparition. Certaines familles, non conscientes de la valeur de ces objets les rangent dans le grenier, dans des boîtes, dans le placard ou dans le pire des cas les jettent, c’est une attitude tout à fait désolant car il faut savoir que tôt ou tard, nous aurons besoin de revivre les moments captivés par ces vidéos. Les cassettes sont aujourd’hui totalement dépassées par les nouvelles technologies et pour cause l’émergence des divers lecteurs de salon.

des cassettes video format VHSPour sauver vos souvenirs, la numérisation de K7 vidéo s’impose, il faut prendre le temps de transférer vos films dans des supports plus récents, pour vous faciliter la tâche, il est préférable d’avoir recours à une entreprise professionnelle afin de garder la qualité des images et du son mais aussi apporter les modifications et réparations nécessaires si besoin. Nombreux sont les établissements qui proposent la transformation des cassettes en DVD, il suffit juste de bien chercher pour trouver ceux qui proposent des services de qualité moins cher. Il est vrai que de nos jours, les gens ont tendance à faire la numérisation de leurs cassettes eux-mêmes pour diverses raisons : acquérir plus de savoir-faire, ne pas dépenser de l’argent toutefois, il faut comprendre que même si le procédé peut sembler être simple d’un premier abord, les investissements en logiciel, magnétoscope et autres peuvent être deux ou trois fois plus coûteux que le recours à un professionnel, par conséquent, il est préférable de s’adresser à un établissement spécialisé surtout si c’est la première fois.

familleNous sommes aujourd’hui de plus en plus nombreux à être attristés par la disparition de ces supports qui ont stocké les moments merveilleux de notre vie, les vieux films enregistrés sur magnétoscope de notre enfance, les chansons qui ont bercé notre adolescence alors il est temps de bouger, lorsque vous serez décidé, la première réflexe à avoir est de sortir les cassettes des boites où vous les avez mises car les bandes magnétiques sont très sensibles à l’humidité et les poussières, mieux vaut les mettre dans un endroit sec afin de les garder récupérable en attendant.

Ne laissez pas vos souvenir périr, ne dites pas adieu à votre passé, des solutions simples existent pour récupérer vos films sur K7 vidéo et les transférer sur DVD ou sur ordinateur alors pourquoi s’en priver.

19
mar

Bruce WillisBruce Willis reprend le rôle du détective John McClane dans «58 minutes pour vivre» (voir critique dans notre rubrique cinéma), suite de l’immense succès international, «Piège de cristal». Mots choisis pour film-choc… Avez-vous participé à l’écriture du scenario de «58 minutes pour vivre »?

Le scénario a été rédigé avec savoir-faire. Steve de Souza, qui avait assuré le rewriting de « Piège de cristal», nous a donné un coup de main. Mais les jeux de mots et les traits d’humour sont écrits sur le plateau. Ce qui est plus intéressant, car je ne peux pas composer un personnage aussi ironique que le public le souhaiterait, parce que c’est un flic marié et père de famille et qu’il doit, jusqu’à un certain degré, être un brave mec, le genre de mec qu’un flic représente à nos yeux. C’est pourquoi nous avons dû gommer légèrement le côté cynique.

Quand avez-vous réalisé que le film cartonnait et qu’il fallait envisager une suite?

En fait, on n’a pas compris tout de suite que c’était un succès, on avait juste eu connaissance des bonnes critiques. Au départ, nous pensions avoir une étoffe intéressante et, une fois le montage terminé, nous avons vu le film qui nous a paru plutôt bien, ce que l’accueil du public a confirmé. Mais a ce moment-là, personne ne parlait de suite. Quand un créneau d’horaires a été disponible, la Fox nous a proposé un scénario, «58 minutes», qui s’est avéré la suite de « Piège de cristal».
Une des caractéristiques qui démarque «Piège de cristal» des autres films d’action, c’est l’étude des «méchants».
Je pense qu’Alan Rickman aurait dû être nominé pour l’Oscar du meilleur second rôle masculin. Il est formidable. A mon avis, c’est lui qui porte le film. Tu ne peux paraitre héroïque qu’en fonction du degré de méchanceté des salauds auxquels tu es confronte. Lui, c’était un excellent «bad guys qui a apporté beaucoup d’intelligence son personnage par la menace glaciale qu’il faisait planer tout au long du film. Cette fois, il y a trois mauvais garçons pour le remplacer… mais je ne peux pas vous en dire plus sans dévoiler le suspense.

Comment décrivez-vous votre personnage?

Bruce WillisNous avons tenté dans ces deux films, de présenter un mec vulnérable, physiquement et moralement, pas un héros invincible. Si tu incarnes un personnage qui ne ressent ni douleur, ni émotions, tu perds vite ton public qui s’identifiera plus facilement à un homme qui a la trouille, qui a mal.
Les relations entre McClane et sa femme semblent avoir évolué au cours de l’histoire.
Je pense qu’ils ne s’aiment plus maintenant. Nous avons essaye d’explorer les sentiments de McClane. Cet homme a dû quitter Los Angeles pour rejoindre sa famille. L’histoire commence environ six mois après le premier volet, donc nous n’avons présenter personne, à part les méchants. Les protagonistes sont déjà connus du public.

Vous vous êtes lancé dans la production de films. A la lecture du scénario, n’avez-vous pas été effrayé par l’importance des effets spéciaux et le nombre de séquences spectaculaires?

Techniquement, ce film est sans doute l’un des plus compliqués jamais réalisés. Nous avons eu beaucoup de problèmes avec la neige, qui est devenue un élément crucial de l’histoire. Travailler dans ces conditions est extrêmement difficile et nous avons dû changer trois ou quatre fois d’environnement pour, en quelque sorte, poursuivre la neige. Chaque endroit différent nous apportait ce qu’il manquait.

Vous avez évité les blessures corporelles dans le précédent film. Qu’en est-il pour le second?

Bruce WillisCelui-ci est un peu comme une partie de foot. Il regroupe énormément de cascades et les scènes d’action constituent le plus gros travail que nous ayons fourni. Notamment une séquence à bord d’un véritable hélicoptère qui survole un 747 : je saute sur l’aile de l’avion pour m’engager dans un combat impressionnant contre deux mecs. Je ne crois pas que quelqu’un n’ait jamais fait ça avant. « Piège de cristal 2» est plus fort, plus démesuré. Le premier se déroulait entièrement dans un building, avec une ambiance de claustrophobie. La suite se passe dans l’air, dans un aéroport et à l’extérieur, sur une étendue bien plus vaste.

Renny Harlin a réalisé ce film. Que pensez-vous de son travail?

Renny a vraiment fait du bon boulot. La relevé était difficile à assurer, c’était un réel défi pour tous de voir si nous pouvions surpasser les prouesses du film initial. Et je pense que sa suite est encore meilleure.

Après tout ce que McClane a enduré, que pourrait-il bien encore lui arriver dans un futur scénario?

J’ai dit aux scénaristes qu’ils devraient lui faire quitter la police pour alter vendre des sodas et des hot-dogs sur la 54e Avenue. Je ne sais plus très bien où aller, je veux dire que la seule chose qu’il pourrait encore faire, c’est sauver la planète! Il en fait déjà tellement dans «Piège de cristal 2». J’ai encore de la neige plein les oreilles…

Avez-vous toujours été un « petit marrant» ou bien est-ce que vos dons d’amuseur sont apparus sur le tard ?

J’ai toujours aimé faire rire mes petits camarades. J’ai bien essayé d’être plus sérieux un moment donné et je me suit inscrit en Droit. J’ai suivi une armée de cours à la fac d’Assas, une celle de Saint-Maur, une à Créteil, et j’ai ensuite laissé tomber. Je me suis retrouvé entre deux gendarmes qui suivaient les mêmes cours que moi et j’ai préféré fuir.

L’image publique de Gotainer «déconneur» correspond donc à la réalité.

J’aime bien faire le clown, mais je ne passe pas ma vie à hystériser. L’autre jour, une dame est venue me voir et ma dit : «C’est drôle, vous êtes moins énervé qu’à la télé». Heureusement pour mon entourage.

Avant le tournage de «Rendez vous au tat de sables », vous déclariez que, pour vous, « le cinéma est le moyen d’expression parfait, celui qui offre le plus de possibilités». Maintenant que vous en avez fait l’expérience, pensez-vous la même chose?

Je suis comme un poisson qui a trouvé son eau. J’ai bien sûr encore des progrès à faire. En fait, le seul véritable problème que j’ai rencontré sur le plateau a été le metteur en scène, Didier Grousset, qui n’a pas vraiment été à la hauteur de nos espérances.

Vous voulez dire qu’en plus d’avoir écrit la musique, coécrit le scénario et interprété le rôle principal, vous auriez dû réaliser le film vous-même?

Nous savions au départ qu’il n’était pas possible que je le réalise moi même. Il nous fallait un habile faiseur, un metteur en scène capable d’humilité pour entrer dans le scenario que nous avions concocté avec Jean-Pierre Domboy. Grousset a agi comme un homme politique qui fait plein de promesses avant les élections et n’en tient aucune par la suite. Tout était OK pendant la préparation et tout a changé au moment du tournage. L’histoire n’a pas été trahie, mais le résultat ne remue pas assez. Le problème est que Grousset n’est pas un mec génial et il nous a un peu merdé l’histoire. J’aurais dû me méfier le jour où je l’ai vu danser : il n’a absolument aucun swing!

Ce qui est regrettable, c’est que l’insuccès de «Rendez vous au tas de sable » vous soit attribué.

Au final, on pense effectivement que c’est le film de Gotainer qui s’est planté. Mais attention, si je taille un costard à Grousset, le film n’est pas pour autant un navet. C’est une comédie assez marrante avec un ton original qui fait passer un bon moment. Idéal pour la vidéo en quelque sorte.

Avez-vous eu des propositions d’autres metteurs en scène depuis?

Non. Cela tient peut-être au fait qu’il n’y a pas grand monde qui ait vu «Rendez-vous au tas de sable ».

Comptez-vous prochainement réaliser votre propre film?

Complètement. J’ai envie de faire mes fautes et ne plus être tributaire de celles des autres.

Etes-vous un fan de la vidéo?

Plus maintenant. Mais heureusement qu’elle existe car la vidéo laisse une deuxième chance à certains films. Aujourd’hui, à 40 balles la place de cinéma, il faut que les gens se sentent véritablement concernés par un film pour aller dans une salle. En revanche, je suis très téléphile et j’adore les documentaires genre la vie des crevettes, par exemple.

Vous ne regardez jamais de clips?

Très rarement. Le clip est mon mode d’expression privilégié et je préfère voir des choses qui m’enrichissent. Un peintre ne passe pas sa vie dans les musées. Il va plutôt dans les bois trouver quelque chose qui nourrit sa peinture. Je prépare quand même une compilation de mes clips, enrichis de morceaux choisis et de sketches. Elle devrait sortir au début de l’année prochaine.

Que pensez-vous des coupures publicitaires pendant les films?

Je suis farouchement contre.

Même lorsque la musique de ces spots est signée Gotainer?

Bien sûr. J’entends souvent dire que je suis un publicitaire, mais je ne suis pas le média-planneur. Je n’ai aucune compétence pour décider de passer ou non une pub au milieu d’un film.

Vous êtes facilement enclin à l’impertinence. Cela a dû vous poser des problèmes avec certains annonceurs?

Certains annonceurs, comme Eram, prennent des risques depuis longtemps. Certaines fois, je savais à l’avance que j’allais au casse-pipe et que cela ne se vendrait pas. J’avais fait : «Je te montre mon cube, tu me montres ton cube. A l’apéro, montrons-nous nos apéri-cubes». Cela avait quelque peu effrayé l’annonceur l’époque, mais je crois qu’aujourd’hui cette pub passerait.

Est-ce que la pub est de l’art?

Parfois. En fait, tout dépend de la démarche qui anime «l’artiste». Par exemple, la dentelle c’est beau, mais à côté du tableau d’un peintre qui a mis toute son âme et ses tripes, ce n’est pas grand chose. Le distingo se trouve là. La publicité est plus axée sur la forme que sur le fond. A partir d’un argument assez simpliste, voire bébête, on grandiloque un peu et on trouve ensuite un habillage qui rend la chose buvable.

Vous pourriez faire une pub pour n’importe quel produit?

Bruce WillisJe fais très attention à ce qu’on veut me faire dire. J’ai refusé de faire une pub pour un journal de tierce qui voulait faire croire qu’il suffisait d’être un lecteur pour gagner à coup sûr. Je n’aime pas non plus les pubs d’eau de toilette avec une voix grave très male. Ces pubs tapent directement au slip et flattent les couilles de l’auditeur. Ce n’est pas mon truc.

Même si une marque vous propose beaucoup d’argent?

Elle peut toujours essayer. L’argent est une chose normale dans la pub. Les artistes se mettent au service d’une cause pas très noble, .je n’ai pas dit avilissante, comme vendre une savonnette. C’est moins prestigieux que de vendre de la grandeur dame et il est normal que ce soit bien payé.

Avez-vous beaucoup d’amis dans le showbiz?

Je n’aime pas du tout l’appellation showbiz. Cela donne l’impression qu’il s’agit d’un parc avec des grilles autour et une espèce rare qui se promène dedans. Le showbiz est multiple et l’on trouve des gens très différents. Des purs et des pourris.

Vous étiez fan des Beatles ou des Stones?

Incontestablement des Beatles. Mais aujourd’hui, je suis, avec ferveur, les Rolling Stones.

Y a-t-il des musiques qui ne vous supportez pas?

Le free-jazz. Ce n’est pas de la musique, c’est une thérapeutique. C’est peut-être très drôle pour celui qui en joue, mais pour les autres, c’est d’un chiant!

Vous avez d’autres aversions artistiques?

J’ai envers certains peintres d’art contemporain on énorme doute. Ils oscillent entra la fumisterie et le snobisme. Je suis allé l’autre jour dans un musée ou j’ai vu les toiles d’un peintre très coté dont j’ai heureusement oublié le nom. On a vraiment l’impression que c’est peint avec du caca et un balai à chiotte. Remarquez, c’est peut-être cela la réalité de l’art contemporain.

De quelle tendance politique vous sentez-vous le plus proche ?

La France unie ou le Forum des citoyens? Je n’ai jamais été très politisé comme garçon. Même en 1968, je suis resté neutre. Le côté remise en question m’intéressait, mais les discours de l’époque me faisaient royalement chier. En plus, si vous n’étiez pas de droite, vous étiez forcement communiste et déjà, l’époque, je trouvais cela con. Je n’ai pas été mécontent de voir le formidable échec du communisme. A l’inverse, quand vous n’étiez pas de gauche, vous étiez nécessairement un facho. Cela ne m’arrangeait pas non plus. En fait, je me suis aperçu que la tiédeur politique est quelque chose de normal. C’est quand on a la fièvre que c’est inquiétant.

Votre dernier album inspiré d’Astérix n’a pas été un franc succès. Le ciel vous est tombé sur la tète?

Je l’ai enregistre pendant la préparation du film. Pour moi, il s’agissait plus d’une parenthèse que d’un véritable album. Peut-être n’a-t-il eu que le succès qu’il méritait?

09
mar

Les contre-emplois sont souvent le péché mignon des acteurs parce qu’ils y trouvent l’opportunité de montrer l’étendue de leur registre. Les contre-emplois donnent parfois du relief à un personnage -classique. Lorsque, par exemple, Michel Bouquet reprend un rôle écrit pour Lino Ventura («Un condé », d’Yves Boisset), il donne à la violence de son personnage un aspect glacial et sadique que le bouillant Ventura aurait gommé au profit d’une colère plus directe et plus au premier degré. De même, lorsque Harrison- Ford remplace John Wayne, décédé peu avant le tournage, dans « rabbin au Far West», de Robert Aldrich, il donne à son gunfighter une fragilité et une maladresse que le Duke ne pouvait pas avoir, enrichissant ainsi un personnage plutôt stéréotypé. Cela dit, les contre-emplois ne sont pas toujours payants auprès du public.

Clint Eastwood se souvient encore de l’échec cuisant de « Honkytonk mans », dans lequel incarnait un musicien alcoolique et tuberculeux. Le contre-emploi le plus remarquable de ces dernières années est sans doute le choix de Bruce Willis dans «Piège de cristal ». A la lecture du projet, on se demandait comment (le prive macho et sûr de lui de la série «Clair de lune», l’ahuri martyrisé par Kim Basinger dans «Boire et déboires» allait pouvoir incarner un dur dans un polar-catastrophe où devait primer l’action physique. A l’intéressé répondait : «On oublie un peu trop souvent que j’ai d’abord reçu une formation dramatique». Et de rappeler son itinéraire. Bruce Willis est né le 19 mai 1955 en Allemagne, dans une garnison où son père est stationné. Deux ans plus tard, la famille regagne les Etats-Unis Et s’installe dans le New Jersey. C’est la que le jeune Bruce fait ses études secondaires. Mélomane précoce, il apprend à jouer de l’harmonica en autodidacte et monte même une petite formation (aujourd’hui encore, lorsqu’il en a le temps, il joue du rhythm and blues dans un ensemble musical, les Heaters). Comme beaucoup d’étudiants, il pratique des petits métiers pour se faire de l’argent. C’est ainsi qu’il devient gardien de nuit d’une centrale nucléaire dans une île artificielle du Delaware, où il contracte une pneumonie. Lorsqu’il reprend ses études, il s’inscrit au collège de Montclare, réputé pour sa section dramatique. En 1977, il fait ses débuts sur scène dans «Heaven on earth ». Le relatif succès de la pièce le pousse à brûler les étapes. Il quitte le collège et part pour New York. La, il fait partie du First Amendment Comedy theatre, se fait remarquer dans une pièce intitulée «Railroad Bill», en 1987, et donne cent représentations de « Fool for love », de Sam Shepard, en 1984. Parallèlement, il est barman, apparait dans des spots publicitaires pour les jeans Levis 501, et fait ses débuts (modestes) à l’écran dans deux films de Sidney Lumet : «Le prince de New York» et «Verdict». Sur les conseils de son agent, il se présente à l’ultime séance de casting de «Clair de lune». Il est engagé, coiffant ainsi au poteau plusieurs centaines de candidats. Outre les trois saisons triomphales de «Clair de lune», il enregistre un disque pour Motown : «The return of Bruno». Il y est Bruno Randolini, un précurseur génial de tous les styles musicaux à la mode dans les années 60 à 80 (rock décadent, disco, reggae, etc. L’énorme succès (disque de platine) le pousse à en faire un spectacle télévisé. Blake Edwards, dernier grand spécialiste de la comédie américaine, remarque se fantaisie et langage dans «Boire et déboires» en 1987. Il perçoit chez l’acteur des possibilités encore plus grandes et lui offre, l’année suivante, le rôle de Tom Mix dans «Crime à Hollywood».

Bruce WillisLe film est une comédie légèrement dramatique et portée sur la nostalgie. Pour Bruce Willis, c’est un premier pas vers des personnages dramatiques, un peu en demi-teinte. Puis, c’est «Piège de cristal». Le réalisateur John McTiernan, veut, selon ses propres termes, prendre un acteur «léger» pour jouer un «dur». Au fur et à mesure du tournage, il est déconcerté, puis admiratif devant l’acteur qui lui donne plus qu’il n’espérait. « L’intensité de son jeu m’a rappelé les grands rôles de Bogart», dit-il. Bogart, peut-être. Avec tout de même une nuance d’humour pour ne pas perdre les millions de fans de «Clair de lune». «Je ne voulais pas jouer un héros comme Rambo, ou même dans la lignée de ceux incarnés par John Wayne, dit Bruce Willis. J’avais envie de montrer un type timide et vulnérable, contraint de se dépasser dans le feu de l’action. Il m’a fallu un énorme effort de concentration pour exprimer les émotions qu’endure mon personnage au cours du cauchemar qu’il traverse.» La métamorphose est encore plus étonnante dans «Un héros comme tant d’autres», de_ Norman Jewison.

Blake EdwardsVétéran du Viêt-Nam, Emmett préfère boire avec ses copains plutôt que de parler à sa nièce, dont le père est mort « là-bas », sur le champ de déshonneur. Bruce Willis donne à son personnage une présence massive, tout en arrivant à en souligner la fêlure. Son jeu est d’autant plus frappant qu’il contraste avec celui, désordonne et bouillant, de la jeune Emily Lloyd.

A voir ces deux personnes exprimer leur désarroi de façon si différente, on comprend que Blake Edwards a eu raison de demander à Willis d’incarner Tom Mix. Car, en quelques films, l’acteur vient de prouver qu’il sera de ceux qui illustreront la grande tradition hollywoodienne au lieu de la malmener, et qu’il sera à l’aise dans tous les grands genres, du policier à la comédie, du drame psychologique au western ou au film d’aventures.