17
jan

Rock HudsonIl n’avait pas l’étoffe d’un héros. Sa gloire, il l’a plus tirée de son dernier courage à affronter le Sida, à oser avouer qu’il était atteint de cette maladie «honteuse» à Hollywood. Honteuse parce que Rock Hudson a choisi de dire la vérité alors qu’Hollywood est la gardienne du temple des apparences. Il a osé déclarer qu’il était homosexuel et qu’il l’avait toujours été. C’est peut-être ce qui l’a empêché de devenir une star. Il avait pourtant le physique type du jeune premier, un peu fade, certes, mais terriblement charmeur. «Écrit sur le vent», «La ronde de l’aube», enfin et surtout «Géant» le projettent en haut de l’affiche, mais n’en font pas pour autant une star à la manière de James Dean ou de Gary Cooper. Il apparaît dans de nombreuses comédies des années soixante («Confidences sur l’oreiller», «Le sport favori de l’homme»..). Et puis il s’éclipse pour quelque temps, n’apparaissant que dans des films mineurs. On le retrouve déjà ravagé par la maladie dans le feuilleton «Dynasty» aux côtés de Joan Collins. Un dernier rôle peu glorieux. Quant à la suite du feuilleton, «Dynasty» (c’est-à-dire les kilomètres d’idioties énoncées par les stars angoissées d’avoir été embrassées par un damné), elles constituent la meilleure revanche que Rock Hudson ait pu prendre sur la bêtise hollywoodienne. Dans cet ultime rôle, on ne retiendra que le courage d’un homme blessé.

JVC joue la gamme : voici le HR-D 140 SHR-D 140

Moderne et séduisant, facile à utiliser, le magnétoscope VHS H R-D 140 S est le dernier né de la gamme JVC. Nous l’avons testé en vidéophile et mis le doigt sur ses défauts et ses qualités. Par Pascal Le Gleut

Quelle satisfaction lorsque vous recevez un cadeau et que vous découvrez qu’on ne s’est pas moqué de vous, qu’on a anticipé sur vos désirs. Quand j’ai ouvert le carton contenant le nouveau magnétoscope HR-D 140 S de JVC, j’avoue que j’ai tout de suite été séduit par sa ligne moderne mais discrète, capable de s’harmoniser avec les intérieurs de tout style. Le panneau avant est uni et divisé en deux parties : le compartiment de la cassette, à chargement frontal motorisé, sur la gauche et toutes les commandes sur la droite. Sur ce panneau, une trappe s’ouvre pour laisser apparaître tous les boutons de mise à l’heure et de programmation ainsi que la commande d’alignement ou tracking. Je découvre également une commande de netteté d’image qui permet de contrôler la clarté de celle-ci pour un degré optimal de douceur ou de netteté. Une commande de contraste, quoi ! Passons au panneau arrière. Rien de révolutionnaire de ce côté si ce n’est la présence de sorties supplémentaires pour le raccordement d’un décodeur Canal +. Cela permet d’enregistrer ou tout simplement de visionner les programmes de Canal +, même si votre téléviseur n’est pas muni des connecteurs rem le fameux décodeur. Bien, il ne me reste plus qu’à m’amuser avec mon nouveau jouet. Après avoir effectué les classiques raccordements entre le magnétoscope et le téléviseur, fort bien expliqués dans le manuel d’utilisation, j’utilise le syntoniseur électronique (c’est dans la notice, je n’invente pas) pour prérégler mes canaux de télévisions (8 possibles, sympa pour 86 et les chaînes privées). J’enclenche une cassette. Malheur, elle ressort immédiatement. C’est seulement après deux ou trois tentatives d’insertion que la porte fonctionne correctement et qu’apparaît le volet avec un petit signe m’indiquant que la cassette est en place. Petit défaut ou rodage, chaque fois que je voudrai par la suite insérer une cassette, je devrai m’y reprendre à trois ou quatre fois. Ce n’est pas grave, je poursuis mes investigations. Je décide d’enregistrer un programme. Deux solutions se proposent à moi, utiliser la méthode classique en appuyant sur les touches lecture et enregistrement OU utiliser la touche d’enregistrement immédiat. Cette dernière est généralement méconnue des utilisateurs, mais se révèle très pratique. Elle permet des enregistrements par étapes de 30 minutes jusqu’à 4 heures, par pressions successives. L’alimentation est automatiquement coupée après que l’enregistrement soit terminé. Je découvre également que le HR-D 140 S est muni d’une minuterie qui autorise un enregistrement sur 14 jours avec possibilité de répétition pour chaque jour à la même heure. C’est amplement suffisant pour un vidéophile moyen, l’enregistrement de 852 programmes sur 3 422 jours me paraissant totalement inintéressant. Je presse donc le fameux bouton d’enregistrement immédiat. Un panneau d’affichage, situé juste sous l’orifice de mise en place de la cassette, s’éclaire. Outre l’horloge, le compteur de bande, le compteur de temps d’enregistrement et l’affichage du canal, de gros symboles fluorescents, variant selon la fonction utilisée, s’allument. C’est simple et efficace.., surtout la nuit. L’enregistrement effectué, je visionne et m’intéresse principalement à l’arrêt sur image et à l’avance image par image. Comme pour certains magnétoscopes, l’avance image par image subit l’éternelle barre de bruit, alors que l’arrêt sur image est très correct. Cela est valable pour toutes les cassettes, qu’elles soient enregistrées par vos soins ou préenregistrées. Bon, je vous passerai l’épisode «lecture d’une cassette préenregistrée», rien à signaler. Passons à la télécommande à infrarouge. Super mince, un profil élancé, elle est d’une simplicité à toute épreuve. Elle permet l’enregistrement et l’arrêt du magnétoscope à distance. Quand je vous aurai dit que le HR-D 1 40 S bénéficie enfin d’un rembobinage automatique en fin de bande et d’un relâchement automatique de la pause/ arrêt sur image pour protéger la bande-, il ne vous restera plus qu’à vous précipiter dans le premier magasin venu pour commander une dizaine de modèles pour votre famille et vos amis. Blague à part, le HA-D 140 S est un magnétoscope à la ligne simple, mais raffinée et aux qualités techniques dignes d’un excellent «moyen de gamme». La vidéo VHS à son mieux, quoi !

11
jan

Elle n’était plus vraiment une star. En tous cas pas au sens de Marilyn ; ni jeune ni belle. Et comme elle ne s’est pas supprimée comme certaines, comme elle ne s’est pas non plus refusé à vieillir sous l’œil cruel des sunlights, elle nous a renvoyé à la gueule son image bouffée par le temps, les années, la vie tout simplement. Et si cette image ne paraissait pas digne de figurer dans les catalogues de mode, elle était l’expression d’une autre beauté, intérieure, et d’une espièglerie manifeste. Les yeux, eux, son restés sublimes avec le temps. Le regard de Signoret n’a pas bougé, elle a le même qu’à vingt ans. Ceux qui savent lire entre les rides l’ont toujours su. Simone Signoret aborde la carrière cinématographique en 1943 avec «Les visiteurs du soir» de Marcel Carné. Mais c’est «Macadam» de Marcel Blistère qui la révèle en 1946, c’est aussi l’année de son mariage avec Yves Allégret, dont elle aura une fille, Catherine. En 1949, c’est la rencontre avec Montand. A cette époque, Simone Signoret enchaîne film sur film, de «Dédée d’Anvers» (1946) à «Casque d’or» (1952) en passant pas «Les diaboliques» (1954), «Thérèse Requin» (1953) ou «Les chemins de la haute ville» en 1958 pour lequel elle reçoit un Oscar d’interprétation aux États-Unis. Elle est du reste la seule actrice française à avoir reçu cette récompense. En tout, une cinquantaine de films pour le cinéma jusqu’en 1981 avec «12étoile du Nord» de Granier-Deferre. Dans les films les plus récents, Simone Signoret n’a pas hésité à tirer parti de ses faiblesses. Ainsi dans «La vie devant soi», elle est une madame Rosa vieillie de dix ans. Dans «Le chat» elle est Clémence, une ancienne acrobate infirme physique ment et moralement, bouffie d’alcool et de malheur. Et puis, parallèlement à sa carrière cinématographique, Simone Signoret prend le temps de combattre pour toutes les bonnes causes. Avec Montand, Signoret a régulièrement profité de son influence médiatique pour passer les messages les plus divers concernant la liberté, les droits de l’homme, pour évoquer le cas de tel prisonnier politique injustement condamné, alors qu’on lui demandait de parler d’elle, de son dernier rôle, de son dernier livre. Car Simone Signoret écrivait. «La nostalgie… » et «Adieu Volodia» annonçaient le troisième souffle Signoret. Le premier, c’était le cinéma. La deuxième, l’engagement et les combats humanitaires. Le troisième était celui de l’écrivain.., un souffle d’éternité.