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juin

Vive la vidéo quand elle nous permet de découvrir de petites séries B, depuis longtemps oubliées après une rapide sortie en salles ! Cet «Africa Texas style» est le dernier film d’un cinéaste réputé pour bien filmer les scènes d’action. Il fut d’ailleurs directeur de seconde équipe sur des films aussi prestigieux que «Ben Hur», «Les 55 jours de Pékin», «Cléopâtre», «La chute de l’Empire romain» et même coréalisateur du «Jour le plus long». Ses films personnels sont nettement moins brillants, mais montrent le plus souvent un goût pour les grands espaces.Africa Texas style On comprend qu’il ait choisi (ou accepté) de réaliser cette histoire très délirante de deux cow-boys arrivant en Afrique pour capturer au lasso les buffles, zébus et autres gazelles afin d’en faire des bêtes d’élevage qui permettront de réduire la famine sur le continent africain. Autour de ces deux cow-boys (dont l’un est d’ailleurs un Indien), se greffe toute une série d’histoires aussi naïves. La tribu Masaï, sauvage au prime abord, finit par se civiliser par admiration pour le courageux héros. La jeune et sexy scientifique tombe dans ses bras. Et le méchant de service (un propriétaire blanc) qui est prêt à tout pour que l’entreprise échoue, se fait casser la figure à la dernière bobine… Côté intrigue, donc, rien de nouveau. Mais Andrew Marton, qui avait déjà tâté de l’Afrique avec ses «Mines du roi Salomon», s’en donne ici à cœur joie. Il y a, bien sûr, quelques stock shots d’animaux sauvages (style crocodile fonçant en contre champ vers le cow-boy), mais la plupart des scènes sont tournées pour le film.., y compris ce face à face avec un rhinocéros que Hugh O’Bien (ou sa doublure, cascadeur) finit par attraper au lasso. Ça vaut le «Hatari» de Howard Hawks, tourné à peu près à la même époque. Ou vrai spectacle !