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Le vagabond des mersDeux frères décident de laisser la chance choisir à leur place lequel des deux quittera le village de Ballantrae pour lutter en faveur du prince Charles d’Angleterre en 1745. Mais la fougue, la jeunesse, la passion aussi feront oublier certains serments… Car au jeu de pile ou face, le beau James alias Jamie (Errol Flynn) laissera une fiancée éplorée mais fidèle comme dans les films. «Le vagabond des mers» est tiré du roman de Robert Louis Stevenson «Le maître de Ballantrae». Errol Flynn y est évidemment merveilleux jouant des œillades et des estocades à l’épée pour l’amour d’un pays et d’une lady. Grandiose.

Opération green ice

Opération green icePrenez un décor exotique la Colombie, par exemple. Non seulement la pampa environnante (où peuvent se cacher quelques guérilleros), mais aussi le centre de Bogota avec une tour ultramoderne (dont le dernier étage abrite un coffre hyper-perfectionné et réputé inviolable). Prenez ensuite une brochette de petits noms qui ont leur carrière derrière eux (Ryan O’Neal et Omar Sharif) ou leur avenir devant eux (la bien jolie et bien talentueuse Ans Archer). Prenez enfin les habituels ingrédients du film d’aventures (courses poursuites, chasses à l’homme, bagarres, coups de feu, etc.) et du thriller de hold-up (le coffre et les perceurs). Pour que le public suive et participe à ce parcours du combattant hautement technologique entre les gadgets de sécurité et les signaux d’alarme, il faut que les voleurs «volent» au secours de la bonne cause… Pour son premier film, Ernest Day n’a pas fait dans l’audace. Son film est ce qu’on appelle un «fromage» ou une «cuisine». On y met tous les ingrédients pour que ça marche. Le résultat, sans surprise et trop aseptisé, finit par manquer sérieusement de goût. Surtout au moment du retour de la «grande aventure» Spielbergienne. Une fois que l’on a conscience des limites de ce divertissement pour soirs de grande fatigue, on peut regarder ce petit film – honnêtement concocté – sans déplaisir.